Attaques contre la formation et la recherche : les étudiant·e·x·s condamnent une politique à court-terme
Berne, le 16 mars 2026.
En entérinant des coupes budgétaires affaiblissant le système de formation suisse, le Parlement s’entête dans une politique d’austérité qui ne tient compte que d’une vision à court-terme. L’Union des étudiant·e·x·s de Suisse (UNES) regrette qu’aucun parti politique gouvernemental ne soutienne la jeunesse en appelant au référendum, et poursuivra son engagement dans les cantons.
Les dégâts du programme d’austérité seront conséquents pour le système de formation suisse : les contributions de base des écoles polytechniques fédérales, des universités et des hautes écoles spécialisées seront réduites de 138 millions de francs par année. La Confédération souhaite contraindre les hautes écoles à augmenter leurs taxes d’études pour compenser le manque à gagner sur le dos des étudiant·e·x·s. L’absence de référendum envoie un signal alarmant à toutes les personnes concernées par le programme d’austérité.
Aux yeux de l’Union des étudiant·e·x·s de Suisse (UNES), les coupes budgétaires ne sont pas une fatalité. Au contraire : “La politique n’a pas pour vocation de réduire la population suisse à des lignes budgétaires. Les mesures d’austérité découlent d’une vision à court-terme qui ne peut s’avérer que contreproductive”, explique Sophie Wang, co-présidente de l’UNES.
Ces économies sont une attaque frontale contre l’égalité des chances : “il est inacceptable d’exclure une partie de la population en raison de ses moyens financiers”, plaide Sophie Wang.
L’UNES regrette profondément qu’aucun parti gouvernemental ne prenne ses responsabilités et ne lance de référendum face à ces attaques contre notre système de formation. Mais la campagne contre cette hausse des taxes d’études n’est pas terminée : l’UNES continuera de prendre part activement aux débats cantonaux en la matière. Elle attend des parlements et des gouvernements cantonaux qu’ils prennent des mesures concrètes pour garantir l’égalité des chances dans l’accès aux études.
La Suisse a besoin d’investissement dans la formation, la recherche et l’innovation.